Depuis plusieurs jours, des agents du Bureau fédéral d'investigation (FBI en anglais) opèrent sur le terrain notamment en Haïti dans la résidence privée du président Jovenel Moïse où il a été assassiné dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021. « Les agents du FBI accompagnent la police scientifique. Ils sont en train d'effectuer une deuxième exploitation de la scène de crime en prenant des photos, des évidences, des positionnements du cadavre, entre autres"», a confié au Nouvelliste une source policière.

« Nous travaillons avec des agences internationales spécialisées dans les enquêtes judiciaires comme le FBI, l'Interpol et d'autres entités qui sont présentes sur le terrain afin d'analyser tous les éléments et les corps du délit afin de remonter aux auteurs intellectuels de l'assassinat », a fait savoir vendredi en conférence de presse le directeur général de la police nationale d'Haïti, Léon Charles.

Léon Charles a remercié la population qui, selon ce qu'il a dit, a fait savoir la police. « L'enquête se poursuit, l'enquête ne va pas s'arrêter, l'enquête va se poursuivre tous les jours jusqu'à ce que justice soit rendue à la famille présidentielle. Nous commençons à trouver les indices...», a soutenu le chef de la police.

« La police nationale est mobilisée à trouver tous ceux impliqués de près ou de loin dans l'assassinat de notre président. L'enquête se fait à deux niveaux: l'enquête administrative réalisée à l'Inspection générale où nous avons mis en isolement 5 policiers et pris des mesures conservatoires contre 24 autres policiers qui devaient empêcher l'assassinat du président. Pour ce qui est de l'enquête judiciaire avec la police judiciaire, 18 assaillants sont en détention et trois autres tués, 5 ressortissants haïtiens-américains ont été appréhendés », a ajouté le directeur général de la police. 

Les 24 policiers affectés à la sécurité du président ont été convoqués par l'inspection générale et font l'objet de mesures conservatoires, a fait savoir Léon Charles.