À moins de neuf jours de la fin de l’exercice fiscal 2020-2021, le gouvernement a publié le budget rectificatif dudit exercice. Une contraction du PIB (produit intérieur brut) de -0.9% contre +2.4% et un taux d’inflation révisé à 13.7% en glissement annuel contre 18.2% sont prévus dans le budget initial, en termes de perspectives macroéconomiques. L’enveloppe budgétaire initiale de 254,7 milliards de gourdes diminue de 61.7 milliards de gourdes et représente maintenant 193 milliards de gourdes, soit une réduction de -22,4%. Cette baisse est exprimée au niveau des prévisions de recettes. Dans le budget rectificatif, les recettes totales sont autour de 96,4 milliards de gourdes contre 132,6 milliards dans le budget initial. Par rapport aux prévisions faites dans le budget initial, les recettes subissent une diminution de 36.1 milliards de gourdes, soit -27,3%.
Seuls les impôts directs connaissent une légère augmentation de 0,6%, passant de 29,67 milliards de gourdes à 29,83 milliards. Quant aux impôts indirects, ils connaissent une diminution significative, passant de 89,52 milliards de gourdes à 57,68 milliards de gourdes, soit une diminution de -35,6%. Par exemple, sur le commerce extérieur, les prévisions de recettes dans le budget initial étaient autour de 57,69 milliards de gourdes et tombent sous la barre de 40 milliards de gourdes dans le budget rectificatif, soit une baisse de -29.2%. Les prévisions de recettes sur les produits pétroliers étaient de 13 milliards de gourdes dans le budget initial. Il n’y a aucune recette à collecter sur lesdits produits dans le budget rectificatif. Les autres recettes domestiques se chiffrent à 8,91 milliards de gourdes dans le budget rectificatif contre 13,41 milliards dans le budget initial. Elles ont connu une diminution de 4,5 milliards de gourdes, soit -33,6%.






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