Alors que les signataires de l’accord Montana peinent à mettre en place le Conseil national de transition, une structure fondamentale pour l’application de l’accord, le parti politique Fanmi Lavalas jette un pavé dans la mare. « Ayant appris par voie de presse (Nouvelliste en date du 30 novembre 2021) que le forum politique de l’Accord de Montana a identifié quatre candidats potentiels aux postes de président et de Premier ministre de la transition, l’organisation politique Fanmi Lavalas, signataire de l’accord de Montana, informe qu’elle n’a pas participé à ce processus d’identification de responsables de partis politiques pour mener la transition », écrivent les responsables de Fanmi Lavalas au bureau de suivi de l’accord de Montana.

Dans cette correspondance, ce parti politique ayant son siège à Tabarre affirme « qu’en accord avec les desiderata de la population, Fanmi Lavalas a, dès novembre 2018, prôné une transition de rupture avec un gouvernement de salut public composé de personnalités intègres, compétentes et non partisanes, venant de différents secteurs du pays et de la diaspora, qui s’attellera à travailler pour le bien-être de la population. Cette transition de rupture doit permettre, entre autres, de mettre en place les conditions pour la réalisation d’élections libres, honnêtes et démocratiques auxquelles tous les partis politiques seront conviés à participer ».