Sa mère est marchande de légumes en détail le jour et tient un étal de friture de saucisses en soirée pour joindre les deux bouts. Son père est cultivateur et éleveur. Ils ont tout investi en Osny, la seule des quatre enfants de la fratrie à avoir pris ses études vraiment au sérieux. Voulant devenir médecin, elle a passé des nuits blanches afin de réussir le concours d’admission à la Faculté de médecine et de pharmacie de l’Université d’Etat d’Haïti. Après cinq ans d’études dans des conditions très difficiles à Port-au-Prince, le rêve d’Osny Zidor s’est brutalement évaporé le samedi 23 avril 2022. Une balle d’un individu armé circulant à moto l’a atteinte alors qu’elle se trouvait dans un minibus assurant le trajet centre-ville/Pétion-Ville. Elle est décédée sur-le-champ, d’après des témoins. Durant des heures, Osny Zidor baignait encore dans son sang sur un trottoir dans le quartier de Bois-Verna.
La nouvelle a eu l’effet d’une bombe à la rue de l’Enterrement à Petit-Goâve où est née et a grandi la disparue. Ses parents y habitent encore. « J’ai tout investi en elle. C’était mon enfant chérie. On me l’a enlevée », sanglote son père, qui perd une fille « affectueuse ».






Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.