De longues files d’attente sont constatées à l’entrée des banques commerciales dès l’aurore et même au-delà des  heures de fonctionnement habituelles depuis que le pays est frappé par les effets prolongés de la pénurie de carburant. Aller à la banque pour faire une transaction devient un calvaire. Les succursales sont débordées et le nombre de transactions effectuées sur une journée à augmenté considérablement. A un certain moment de la journée, les transactions en devises (surtout en dollar) deviennent impossibles. Cela met en rage les clients concernés qui, à bout de patience abandonnent la file d’attente après des heures.

Lundi 24 octobre 2022, 8h35 du matin, Aline, une institutrice de 46 ans crache sa colère à la face d’un responsable de sécurité qui vient d’apprendre à plus d’une centaine de clients massés devant les portes entr’ouvertes d’une succursale située à Nazon, que la banque ne fonctionne pas aujourd’hui. « C’est un manque de respect flagrant envers les clients qui ont leur argent ici. La banque ne peut pas se permettre de fermer sans aucun avertissement préalable alors que je fais guet depuis plus de trois heures », s’emporte Aline, supportée par une dizaine d’autres clientes qui montaient la garde devant ladite succursale depuis 5h a.m.