Ce 12 janvier ramène l’anniversaire du terrible tremblement de terre de 2010. C’est le temps de nous rappeler ses morts par milliers, son cortège de destruction, la fin définitive de l’hégémonie du centre-ville de Port-au-Prince comme épicentre de la zone métropolitaine, l’entrée de la grande corruption en Haïti avec la communauté internationale qui soustrait l’argent de la reconstruction et les autorités haïtiennes qui pulvérisent le fonds PetroCaribe. 

Treize ans plus tard, les ravages de la catastrophe initiée le 12 janvier 2010 continuent de se propager en cercles concentriques. Chaque jour, depuis le 12 janvier 2010, un nouveau secteur est affecté, une nouvelle zone est frappée, un pan du pays s’enfonce. Les catastrophes que nous connaissons sont naturelles et humaines. Nous ne nous sommes toujours pas relevés pour sortir du chemin de croix commencé ce jour-là.