Le président de l’Ukraine a remporté un nouveau bras de fer avec les pays occidentaux.
Volodymyr Zelensky, au pouvoir depuis le 20 mai 2019 et chef de guerre depuis le 24 février 2022, va recevoir des chars lourds pour équiper son armée.
Pendant des semaines, l’ancien comédien demandait, suppliait, augmentait la pression sur ses alliés et particulièrement sur l’Allemagne.
Ce mercredi, toutes les digues ont sauté. Grâce à l’acharnement de Zelensky, l’Ukraine aura des Léopard 2 en provenance de l’Allemagne et des pays européens qui en ont en stock.
Ce même mercredi, le président Joe Biden a lui aussi annoncé que son pays va livrer à l’Ukraine des chars lourds M1 Abrams, le tank le plus lourd et le plus moderne de l’arsenal mondial.
Ce n’est pas la première fois, qu’usant de toutes les techniques de la communication pour avoir de son côté les opinions publiques des pays concernés et de toutes les armes de la diplomatie pour convaincre les bons interlocuteurs, que le président du pays envahi réussit à obtenir les armes et les moyens financiers dont il a besoin.
Présent sur tous les fronts, s’adressant devant tous les Parlements concernés et directement aux audiences indispensables à l’avancement de sa cause, le talent de l’ancien comédien fait des miracles.
Ainsi, David résiste à Goliath. Le petit Poucet trouve toujours le bon chemin pour atteindre ses buts.
Bien entendu, l’invasion de l’Ukraine par la Russie donne une bonne occasion à l’Occident pour s’opposer à la Russie de Vladimir Poutine, mais qu’en serait-il si le président Zelensky n’avait pas décidé de résister, n’avait pas incarné le super-héros qu’il est devenu et n’avait pas entraîné à sa suite tout son peuple ?
On serait passé à autre chose.
Mais voilà, Volodymyr Zelensky existe et il tient un rôle qui devait inspirer tous les leaders dans l’adversité.
Sans comparer la situation en Haïti, ni après le séisme, ni après le décès du président Jovenel Moïse, ni devant la prolifération des gangs et l’explosion de la violence, il est évident que nos responsables ne suivent pas le même chemin que Zelensky. Il manque à nos responsables ce dessein national, ce désir d’accomplissement, le sens des responsabilités. Ils ne font preuve ni de détermination ni de compréhension de leur place dans l’histoire à écrire.
Avant d’être un président d’un pays envahi et poussé à la guerre, le président ukrainien était un comédien. Il a su se métamorphoser et chausser des ambitions à la hauteur de l’avenir qu’il souhaite pour son pays.
Dans le cas d’Haïti, à la première difficulté, nos responsables politiques deviennent des comédiens qui jouent mal un rôle trop grand pour eux.
Les responsables haïtiens deviennent de mauvais comédiens, ce qui est pire que tout.





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