Au cours du premier trimestre de cet exercice fiscal (octobre à décembre 2022), l’économie haïtienne, sévèrement frappée par des troubles sociopolitiques (paralysie des activités socio-économiques, émeutes), a connu de fortes pressions inflationnistes à la suite de l’augmentation des prix des produits pétroliers par le gouvernement, décrit la Banque de la République d’Haïti (BRH) dans sa note sur la politique monétaire, publiée le vendredi écoulé. « Les prix de la gazoline, du diesel et du kérosène sont passés de 250 gourdes, 353 gourdes et 372 gourdes à 570, 670 et 665 gourdes le gallon respectivement. Conséquemment, le taux d’inflation annuel, porté à 38,7 % en septembre 2022, a atteint 48,3 % en décembre 2022, soit le niveau d’inflation le plus élevé après le pic observé (51,1 %) en septembre 1994. Cependant, en variation mensuelle, l’inflation a ralenti de 3,6 points de pourcentage pour s’établir à 2,9 % en décembre 2022 », lit-on dans la note.
Ce trimestre a été marqué également par le dysfonctionnement de plusieurs entreprises commerciales et industrielles à cause de la dégradation de l’environnement sociopolitique et la rareté récurrente des produits pétroliers. « Cette situation s’est traduite par une diminution de l’offre de biens et services et une accentuation des pressions inflationnistes dans l’économie haïtienne au cours de la période sous étude », soutient la banque centrale, qui présente aussi la situation de l’économie réelle.






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