L'aéroport Toussaint Louverture ressemble drôlement à la "zone libre" des années 1940 pendant la Seconde Guerre mondiale. Les bénéficiaires du programme Humanitarian Parole de Biden y agissent comme des persécutés, pressés de quitter un territoire où la vie leur est tout simplement interdite. Le parking de l'aéroport est bondé, il a fallu de longues minutes de négociation pour y trouver une place, dimanche 5 mars 2023. La place se paie jusqu'à 250 gourdes à l'occasion.

La salle de départ est remplie, les policiers sont au four et au moulin en vue d'en faciliter l'accès aux voyageurs. Tout est visqueux à l'aéroport en ce dimanche ensoleillé. « La dernière fois qu'on a vu une situation pareille, c'était avec les voyages au Chili », se réjouit un cambiste qui vend le dollar américain jusqu'à 170 gourdes pour certains. Tout fonctionne à merveille, estime-t-il, heureux dans le tohu-bohu ambiant.