Le modèle DASH, qui consiste à mettre des structures de soins en périphérie de l'aire métropolitaine et dans certaines villes de province en vue de répondre aux besoins des couches les plus vulnérables, est une grande réussite. Avec un système d'assurance coûtant environ 500 gourdes par mois, ce système était parvenu à s'imposer dans beaucoup de zones du pays. Cependant, au fur et à mesure que l'insécurité gagne du terrain, le DASH se retrouve confronté à des problèmes pour le moins inattendus. « Nous avons été obligés de fermer la moitié de nos structures de soins à cause de l'insécurité. Martissant, Tabarre, Fleuriot, Montrouis, Laboule 11, etc. A chaque fois, l'insécurité nous oblige à plier bagages », explique le Dr Ronald Laroche, qui, au moment de l'entrevue, n'a pas caché sa crainte de voir l'hôpital à la route de Frères connaître le même sort.

« Les maisons qui entourent notre hôpital à la route de Frères commencent à recevoir des demandes de versement d'argent mensuelles. Le DASH ne pourra pas résister si une telle situation arrive à nos portes. Il y a aussi le personnel qui a de plus en plus de difficultés à venir travailler »,  dit-il.