Haïti reçoit l’un après l’autre les résultats de la gouvernance catastrophique des dirigeants de l’Etat qui se sont succédés au pouvoir depuis le séisme de janvier 2010. Ce n’est pas que le pays était mieux dirigé avant, mais le séisme de 2010 donnait une possibilité de recommencer à zéro. La communauté internationale était au chevet du pays et l’argent coulait à flot à travers l’aide internationale et le programme PetroCaribe. Il manquait cependant le patriotisme et la volonté politique chez les chefs d’orchestre des différentes administrations du régime PHTK pour amorcer le développement du pays.
Au lieu d’œuvrer à l’amélioration des conditions de vie de la population, le régime PHTK, qui n’a pas disparu avec la fin tragique du président Jovenel Moïse, l’a enfoncée dans le chaos où elle se trouve aujourd’hui. La place de notre pays dans les rapports nationaux et internationaux publiés ces derniers jours en est la preuve. Cette semaine, le pays a reçu deux mauvais carnets. D’abord, le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF) publié le mercredi 3 mai 2023 consacre le recul important du pays en matière du droit à l’information. Dans ce rapport, le pays est passé de la 70e place en 2022 à la 99e place sur 180 pays cette année. Une chute de 29 places. Incroyable !





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