Au cours d'un petit-déjeuner débat organisé sous les auspices de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) et de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime ( ONUDC), vendredi, au Karibe Convention Center, Me Paul Eronce Villard, directeur de cabinet de la ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Emmelie Prophète Milcé, a fait une mise au point sur le thème débattu: “Adaptation de la législation haïtienne aux évolutions de la criminalité financière par la loi du 12 mars 2014 portant prévention et répression de la corruption”. Il a souligné plusieurs incohérences en ce qui a trait à la législation en matière de prévention et de lutte contre la corruption.

“Il y a une sorte d’incohérence totale au niveau des textes. S’il faut parler de la répression de la corruption au niveau de la justice, il y a obligation de mettre le cap sur les peines applicables. Par exemple, il y a les exigences concernant la déclaration de patrimoine. Quand on regarde les sanctions réservées aux personnes qui ne respectent pas cette obligation, il faut se poser des questions sur la volonté réelle d’aboutir à une véritable lutte contre la corruption en Haïti”, a indiqué Paul Eronce Villard, soulignant que l’ULCC est bien consciente des limites de la loi sur la déclaration de patrimoine.