Le sommet de la Jamaïque tenu du 11 au 13 juin s’est achevé en deux projets antagoniques. « Le projet de la déclaration conjointe signée par les forces politiques et sociales à la majorité qui ont opté pour la mise en place d’un gouvernement bicéphale qui se rapproche de la constitution et le projet esquissée par le chef du gouvernement dans sa déclaration faite le 13 juin disant s’attacher au projet adelante du 21 décembre », a indiqué le président du PHTK lors de sa participation à l’émission Panel Magik le jeudi 15 juin 2023. « Le groupe de personnes ayant signé la déclaration de Kingston s’oppose à l’élargissement du 21 décembre, ils ne veulent pas non plus intégrer le 21 décembre parce que nous avons fait le constat que depuis deux ans le premier ministre à lui seul a cumulé les fonctions de premier ministre, de chef d’Etat et de ministre. Il n’est pas question de laisser une seule personne pendant aussi longtemps prendre de mauvaises décisions à la tête du pays qui nous mène là où nous sommes », a-t-il ajouté.

Le premier ministre est en charge du pays depuis deux ans. Et durant cette période Haïti fait face à une crise multiforme face à laquelle le dialogue est proposé comme solution ultime. Le sommet de la Jamaïque est porteur de nombreuses promesses. « S’il veut faire adelante avec l’accord du 21 décembre, il est libre de le faire. Mais, s’il a sollicité un groupe de personnes pour leur demander leur avis sur la manière de gouverner, ils l’ont dit ce qu’ils en pensent. Il n’est pas question qu’une seule prenne toute seule toutes les décisions, sans avoir à rendre compte à personne durant une période de transition. Les périodes de transition sont géralement sont des périodes courtes durant lesquelles le gouverneur se met à l’écoute des forces politiques pour organiser les élections afin de transmettre le pays à des gens issus des élections légitimes et inclusives », a souligné M. Balthazar.