Hasard du calendrier. Alors que le Canada annonce en grandes pompes ce 15 juin 2023 qu’il va ouvrir un bureau en République dominicaine pour coordonner l’aide à la Police Nationale d’Haïti, l’ambassadeur de France en Haïti, Fabrice Mauriès dévoile le même jour l’arrivée à Port-au-Prince de policiers français.
« Arrivée en Haïti, le 13 juin, de la première équipe RAID dont l'objet sera de former, pendant un mois, des policiers du Swat (GIPNH). Ces derniers pourront ensuite assurer la formation de leurs collègues. La coopération entre Haïti et la France en faveur de la Police nationale d’Haïti se poursuit au plus près du terrain », peut-on lire dans un message posté sur Twitter par l’ambassadeur.
Dans un second message, le diplomate a poursuivi : « Les futurs formateurs haïtiens seront également issus d'unités de la DCPJ : BRI, BLVV et BLTS ».
Les observateurs n’ont pas manqué de souligner la prise de distance des Canadiens, pour se mettre à l’abri, et l’engagement français sur le terrain.
Autre comparaison, toujours sur Twitter, l’économiste Peterson Benjamin Noël a écrit : « Pendant que le Canada offre 500 millions de dollars supplémentaires à l’Ukraine, il offre à Haïti 20 millions dont une bonne partie sera dépensée pour payer les consultants canadiens, les loyers en République Dominicaine etc. Aide directe pour #UKRAINE , #Teletravail pour Haiti ».
Après deux années de renforcement de l’insécurité en Haïti, le Canada, qui s’est installé comme le principal acteur de l’aide à la PNH, n’arrive toujours pas à aider réellement sur le terrain.
Chaque initiative canadienne fond comme neige au soleil sans laisser de bons résultats. Les avions qui ont survolé la capitale, les bateaux dans la rade, les transporteurs de troupes payés par Haïti qui tardent à être livrés, les 100 millions annoncés pas encore dépensés et ce bureau d’aide à la République dominicaine monté au nom d’Haïti…
L’aide canadienne à la PNH à un problème de consistance, de philosophie ou de réalité.
Pour aider Haïti, le Canada fait de son mieux mais ce n’est pas suffisant.





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