Le plaidoyer pour que le sport en général et le football en particulier reçoivent appuis et supports des secteurs privés et publics doit se poursuivre sans relâche mais il faut aussi rappeler ce qui s’est fait de mieux ces dernières années.
Wilson Laleau, à l’époque ministre de l’Economie et des Finances, s'était engagé à travers un accord signé à donner cent (100) millions de gourdes à la Fédération Haïtienne de Football pour le football. De ce montant, selon les informations dont nous disposons, il avait eu le temps de décaisser 80 millions avant son départ du ministère.
Cette action et ce montant restent une rareté dans l’histoire des relations entre l’Etat haïtien et une fédération.
Autre président et autre ministre, Abel Nazaire, ministre de la Jeunesse et des Sports, a fait décaisser sur le budget du ministère des Sports, avec l'accord du ministère des Finances, 45 millions de gourdes pour les 25 fédérations sportives enregistrées à l'époque au MJSAC dont 30 millions étaient accordées à la FHF et le reste 15 millions étaient distribuées aux autres fédérations et pour le programme interscolaire.
Encore une fois, cette rareté n’a pas été reprise. L’Etat haïtien aide le sport seulement quand il y a un voyage à l’horizon. Souvent trop peu et trop tard.
Il serait bien d’institutionnaliser les rapports entre les fédérations, le Comité Olympique Haïtien et l’Etat haïtien.
Inscrire dans le budget les montants de l’aide pour le sport hors du budget du ministère de la Jeunesse et des Sports et sanctuariser le principe seraient un tournant positif que l’administration actuelle peut ajouter à son bilan.
Donner de l’argent sans attendre aucun assujettissement de la part des fédérations et des sportifs est le minimum.
Bien entendu, les fédérations bénéficiaires s’engageraient à respecter les règles de la reddition des comptes avec soumission de rapports de dépenses et de justificatifs comme cela est exigé dans l'administration publique.
La balle est dans le camp de l’Etat haïtien mais aussi dans le pied des fédérations qui doivent faire le lobby nécessaire pour se faire aider.
Autre bonne initiative des dernières années, le support apporté au Comité Olympique Haïtien par la Banque de l’Union Haïtienne (BUH) et la Alternative Insurance Company (AIC).
En effet, depuis août 2021, les détails du partenariat tripartite, acté entre la Alternative Insurance Company, la Banque de l’union haïtienne et le Comité olympique haïtien (COH) ont été dévoilés. « Au dire des acteurs, durant une période de quatre ans, le partenariat inclut un support financier à hauteur de 50 millions de gourdes, la AIC et la BUH s’engagent à renforcer, entre autres, les fédérations sportives nationales et leurs programmes de développement au profit de la jeunesse sportive haïtienne, et ce, par le biais de la plus grande instance sportive du pays ».
50 millions de gourdes venant d’entités privées pour aider le sport, seule la Digicel avait fait mieux quand elle supportait le football haïtien.
Chaque fois qu’une entreprise privée aide un sportif ou une fédération, c’est un plus pour le pays. Les acteurs du secteur privé sont invités à faire plus et mieux.
Le sport, on ne le dira jamais assez, est la plus belle carte de visite du pays. Malheureusement à la différence de la musique -- autre belle carte -- il lui faut des financements conséquents.





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