« Effectivement, il y a une nette augmentation des dépenses d’investissement en glissement annuel. Si nous comparons les trois premiers trimestres de l’exercice 2021-2022 aux trois premiers trimestres de l’exercice en cours. C’est à féliciter. Cependant, cette augmentation reste très en deçà des prévisions établies en début d’exercice », a affirmé l’économiste Enomy Germain, joint au téléphone, à propos de l’augmentation des dépenses d’investissement exprimée dans la lettre de cadrage du projet de budget 2023-2024, adressée récemment aux ordonnateurs des institutions de l’administration publique.
Pour corroborer ses dires, l’économiste Germain a fait référence à l’indicateur : « Programmes et Projets » inscrit dans le budget. « Le taux d’exécution des dépenses pour les « Programmes et Projets » est inférieur à 11%. C’est l’un des taux d’exécution en matière d’investissement, le plus faible dans le pays. En d’autres termes ou en d’autres mots, le gouvernement ne fait presque pas des dépenses d’investissement. En fait, il faut considérer le fait qu’il n’y avait pas vraiment des dépenses d’investissement l’année dernière pour mieux appréhender cette augmentation de 129% des dépenses d’investissement », a indiqué Enomy Germain, précisant qu’il ne dispose pas de la liste des projets exécutés par le gouvernement.





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