« Cette décision de reprise n’a pas été facile parce qu’il n’y a pas de risque zéro que ce genre d’acte ne se reproduise. On l’a prise parce qu’on s’est entretenu avec toutes les autorités gouvernementales, policières, tous les porteurs d’armes, toutes les parties en conflit pour avoir une certaine garantie du respect de toutes les structures médicales et celles gérées par MSF en particulier. On a fait la balance entre le rôle que joue cet hôpital, les différentes garanties, même si ce n’est pas à 100%, données par les uns et les autres; on s'est dit que cela vaut la peine de rouvrir les portes de l’institution espérant que ce genre d'acte ne se reproduira plus", a indiqué le chef de mission de MSF, Mahaman Bachard Iro, à l’émission ‘’Panel Magik’’ le mardi 29 août.
« On a eu la garantie du respect de toutes les structures médicales, qu’elles soient gérées par Médecins sans frontières ou pas. Le respect de toutes les ambulances, des soignants, des patients et des activités. On a eu cette garantie », s’est réjoui M. Iro, expliquant que le MSF ne compte pas entraver le travail de la justice du pays. « S’il y a une interpellation à faire, il y a une procédure et nous n’avons jamais eu la prétention de faire obstruction à la justice. S’il y a la présence d’un juge de paix, on le laisse jouer son rôle, s’il y a des policiers qui viennent avec un mandat signé par un juge de paix, un commissaire du gouvernement, il n’y a jamais eu de souci. On les laisse faire leur travail. Par contre, si ce sont des individus non identifiés, ou même identifiés, qui n’ont pas répondu à tous les critères pour interpeller un patient ou quelqu’un d’autre, on se voit dans l’obligation de dire qu’il y a une intrusion, le non-respect de la structure de santé », a-t-il expliqué.






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