Le pays s’enlise chaque jour un peu plus dans le chaos et l’anarchie. Les gangs armés n’ont pour limite que leur imagination. En toute impunité, ils mettent à genoux la population de l’aire métropolitaine. Les signataires de l’accord du 21 décembre et l’opposition se rejettent mutuellement la responsabilité de la situation actuelle du pays. Pour les proches du pouvoir il faut dialoguer, mais pas question de toucher au poste du Premier ministre. Pour le second, Ariel Henry doit d’abord démissionner avant tout processus de négociations.

Les émissaires de la Caricom au pays depuis lundi pour une troisième tentative de négociations se retrouvent entre l’intransigeance des uns et l’insouciance des autres face à la situation de la population, cible privilégiée des gangs armés. Si les bandes armées sont en guerre contre la population, les proches du pouvoir et l’opposition se livrent, quant à eux, une guerre d’accusation mutuelle stérile et improductive.