La réaction musclée de la République dominicaine face à la continuité de la construction d’un canal d’irrigation a choqué plus d’un. « C’est une réaction qui a surpris tout le monde », a indiqué le président de la Fondation Zile à l'émission ‘’Panel Magik’’ le mardi 12 septembre. Edwin Paraison pense que les deux parties, Haïti et la République dominicaine, allaient se référer à la déclaration conjointe qui a été signée en 2021 pour résoudre le conflit. « En 2021, lorsque les travaux de construction du canal avaient démarré, cela avait créé une situation embarrassante entre les deux parties. Par la suite, une rencontre de travail avait eu lieu à la chancellerie dominicaine réunissant les techniciens et les officiels haïtiens et à la fin de cette réunion ils avaient signé une déclaration conjointe stipulant très clairement que les deux parties se sont mis d’accord sur le principe que le travail qui était en train d’être effectué sur la rivière n’en constitue pas une déviation du cours de la rivière. C’était la principale préoccupation de la RD qui croyait qu’il allait y avoir une déviation de la rivière Massacre. Les techniciens et les officiels haïtiens avaient prouvé qu’il ne s’agissait pas d’une déviation », s’est-il souvenu.
En deuxième lieu, a poursuivi M. Paraison les deux parties se sont mis d’accord que s’il y a des différends qui persistent, ils pourraient faire appel à une assistance technique ou une médiation internationale. En outre, elles se sont mis d’accord pour mettre sur pied une table hydrique binationale pour que les deux parties puissent continuer à discuter, échanger des informations, travailler sur tous autres projets hydriques, hydrauliques pouvant être effectués sur les eaux frontalières. « Nous n’arrivons pas à comprendre pourquoi des décisions aussi fortes dans le cadre de cette nouvelle gestion de crise autour du canal, nonobstant une déclaration conjointe des deux parties pour gérer les éventuels problèmes », a soupiré M. Paraison.






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