Le pays devrait être actuellement en plein processus électoral et le Premier ministre devait céder le pouvoir au plus tard le 7 février 2024, selon l’accord du 21 décembre. Un an après, on est très loin de ce schéma. Évidemment, il n’y aura pas d’élections cette année, encore moins des élus en février 2024. Ariel Henry demeure seul au pouvoir, sans mandat, sans contrepouvoir ni limite dans le temps qu’il aura à diriger le pays.

Le Haut Conseil de transition, créé sur la base de l’accord du 21 décembre, devait « contribuer à la définition des orientations stratégiques des pouvoirs publics à travers : la création de conditions politiques et sociales pour le retour à l’ordre constitutionnel à travers des élections libres, crédibles et transparentes ; la promotion d’un dialogue politique pour la participation des différents acteurs à la gestion de l’État durant la période de transition ; la création des conditions nécessaires pour le retour à un climat de sécurité et de paix et la définition, le suivi et l’évaluation de réponses aux urgences de politiques publiques. » Il n’en est rien du tout. Le Haut Conseil de transition n’existe que de nom.