La reconstruction de l'HUEH, détruit par le tremblement de terre du 12 janvier 2010, traîne depuis 13 ans. L'actuel directeur de l'institution, le Dr Jude Milcé, souligne qu'à son arrivée le chantier était à l'arrêt à cause de l'insécurité grandissante. "La compagnie italo-espagnole qui était à l'œuvre disait ne pas avoir de garantie pour ses employés." Cet arrêt était également dû à un dépassement des coûts, a-t-il expliqué.

Entre-temps, a-t-il souligné, des discussions ont eu lieu entre l'Agence française de développement (AFD), l'USAID et le gouvernement pour élucider les raisons pour lesquelles cette construction ne s'est pas achevée. "Un ensemble de négociations a eu lieu entre les différents gouvernements et la firme de construction intervenant dans le projet. Tout le chemin semble être balisé, ils sont prêts à reprendre le chantier. Ils ont prévu de le reprendre vers le mois de mars. Mais il y a un problème. Ils disent que s'il n'y a pas le rétablissement de la sécurité, une intervention étrangère, ils ne reprendront pas le chantier. C'est à ce niveau que nous sommes. Toutes les négociations économiques et structurelles ont eu lieu. Tout est fin prêt. Tous les avenants sont signés, mais la seule question qui nous bloque est l'aspect sécuritaire," a-t-il détaillé.