L'économiste Pierre-Marie Boisson croit que l'État doit adopter des politiques publiques adéquates afin de « recycler » la portion des transferts qui va dans le système bancaire, dans le but de rediriger « les emprunteurs vers des emplois nobles ».
Les transferts sans contrepartie de la diaspora constituent l'épine dorsale de l'économie haïtienne, mise à mal par les crises continues dans le pays. « Par le jeu du transit de l'argent en Haïti et de ce qu'il fait, il y a une portion qui reste dans le système bancaire parce qu'il n'y a pas de simultanéité de l'envoi du dollar et de son renvoi sous forme d'importations. Il y a un transit dans l'économie haïtienne qui crée des emplois, de la valeur ajoutée et des dépôts dans le système bancaire », a révélé Pierre-Marie Boisson à l'émission "Panel Magik" ce lundi 15 janvier. L'économiste rappelle que ce système bancaire joue un rôle de « trésorerie » et de « prêt ». Cependant, les responsables ne peuvent pas prendre la décision d'accorder des prêts uniquement aux personnes œuvrant dans les industries. « Les personnes qui empruntent vont investir en fonction de la demande solvable », a-t-il avoué.






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