« Toutes les personnes de la classe politique, de la société qui observent un silence total sur ce qui se déroule dans le pays avec le gang de Guy Philippe à travers la BSAP se font ses complices. Généralement, les Haïtiens se comportent ainsi quand le pire remplace le mal. Cela ne les inquiète pas », a déclaré Pierre Espérance lors d'une entrevue accordée à Radio Magik9 le jeudi 25 janvier, rappelant que lors des élections de 2010, les électeurs ont dit préférer voter pour un « vagabond » ou un « bandit légal ». « Ce dernier a pris le pouvoir, a pillé le pays, l’a gangstérisé et aujourd'hui, il souhaite revenir en force à travers les gangs, la BSAP et Guy Philippe. Nous ne pouvons pas le supporter. Nous invitons la population à lutter, à se soulever contre le gang à cravate, costume, ''sapat''. Elle doit se lever pour réclamer un État basé sur l’État de droit et le renforcement des institutions », a-t-il souhaité.
« Les bandits, les trafiquants de drogue, les personnes impliquées dans des cas de blanchiment d’argent ne peuvent pas changer le pays, ne peuvent pas faire une révolution. La seule révolution qu'ils sont capables de faire est de conquérir l’État, de l’affaiblir davantage pour continuer à faire des victimes dans le pays », a poursuivi le défenseur des droits humains. Pierre Espérance reste persuadé que l’équipe au pouvoir ne manifeste aucune volonté de trouver un accord politique basé sur la bonne gouvernance, l’État de droit, la lutte contre l’impunité et la corruption. Par ailleurs, M. Espérance exprime sa déception face au comportement des acteurs de l'accord de Montana et de ceux de la déclaration de Kingston vis-à-vis du dossier de Guy Philippe. « Je n’arrive pas à comprendre ces personnes qui veulent un autre État, un État fort et qui ne dénoncent pas un délinquant faisant alliance avec les gangs. Le comportement de la classe politique est inacceptable et révoltant », estime M. Espérance, faisant remarquer que le silence peut avoir plusieurs significations.






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