Le pouvoir et les membres de l’opposition politique ne font même plus semblant. Ils ne se parlent plus depuis l’arrêt des pourparlers en décembre dernier en présence du Groupe des Éminentes personnalités de la CARICOM. Entre les mouvements de protestation à Port-au-Prince et dans certaines villes de province, et le 7 février qui arrive dans quelques jours, les deux parties croisent les doigts et attendent en silence.
« Il n’y a pas de discussion entre le Collectif du 30 janvier et le gouvernement », a indiqué jeudi au journal l’agronome Jean André Victor, responsable du MOPOD et membre du regroupement d’organisations politiques du 30 janvier. Pour lui, il n’y a pas que la date du 7 février qui compte. « Dans ce pays, tout peut arriver à n’importe quel moment. Le gouvernement avait un délai, ce délai a expiré, c’est la mobilisation maintenant... », a-t-il soutenu.






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