Alors que les groupes armés s’arment de plus en plus et étendent leurs tentacules chaque jour un peu plus dans le pays, la Commission nationale de désarmement, de démantèlement et de réinsertion qui était censée les désarmer et les démanteler accuse le gouvernement d’avoir négligé leur travail. Dans cette auto-évaluation dont Le Nouvelliste a eu copie en primeur ce vendredi 2 février, la CNDDR affirme qu’elle aussi est victime de l’insécurité de la prolifération des gangs.  

« La CNDDR partage actuellement un bureau avec la Direction départementale Ouest du ministère de la Planification et de la Coopération externe situé sur la route de l’Aéroport. Ce local n’est pas approprié aux types de tâches qu’elle doit accomplir. De plus, cet espace se trouve dans une zone rouge, toujours encombrée et sous le contrôle de plusieurs bandes armées, ce qui rend extrêmement difficiles certaines rencontres et visites délicates au Bureau », se plaint le colonel Edwin Florexil, coordonnateur de la CNDDR dans l’auto-évaluation.