Il y a de plus en plus d’évidence que la population haïtienne est abandonnée à son sort. Le kidnapping, les attaques sanglantes des gangs contre des quartiers ne connaissent pas de répit. Il paraît même que les bandits choisissent de donner du travail aux organismes nationaux et des institutions internationales qui comptabilisent mensuellement les violations graves de droits humains dans le pays. D’année en année, le nombre de victimes de kidnapping, de viols, d’assassinats et les déplacés internes liés à l’insécurité ne font qu’augmenter.

Au cours des trois dernières années, les progrès que le pays a réalisés dans le domaine des droits humains ont volé en éclat. Même circuler d’un point à un autre du territoire est devenu un risque très élevé. On ne compte plus les chauffeurs et passagers tués ou kidnappés pour avoir seulement osé traverser une route publique contrôlée par des gangs.