Le Premier ministre Ariel Henry est hors-jeu, mais le problème haïtien est loin d'être résolu. « Les Américains savent que cette question de Conseil présidentiel n’apportera aucune solution. C’est pour cela qu’ils évacuent les leurs ; même les Nations Unies évacuent les personnels non essentiels. Ils se préparent à la catastrophe humanitaire qui s’amène. Ils pouvaient se dire que le Premier ministre Ariel Henry s’en est allé et que nous sommes dans une nouvelle dynamique, une nouvelle réalité qui devrait nous amener à une situation favorable, mais ce n’est pas le moment d’évacuer les gens ; au lieu de cela, ils évacuent », a analysé Jean-Antoine Mathias Lauréus.
Ce conseil ne donnera pas de résultat, selon M. Lauréus, pour plusieurs raisons. « En 1867, nous avions fait cette expérience. Suite au départ du président Fabre Nicolas Geffrard, il y avait une sorte de conseil, un gouvernement de transition, avec 21 membres. Sylvain Salnave en faisait partie et avait la plus grande force. Rapidement, cette structure a implosé et Sylvain Salnave s’est retiré. Il avait soulevé la population de Port-au-Prince contre les autres membres, puis avait été consacré président », rappelle le professeur, soulignant que les politiques faisant partie du conseil s’en serviront pour bien se positionner dans les prochaines élections.





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