Il y a eu des morts et des destructions à Port-au-Prince ce 1er avril 2024. Ce n’est pas un canular. La mort, le feu et les pillages ont fait cortège dans plusieurs quartiers de la capitale.
Dans le même temps, tous les acteurs politiques ont réaffirmé leur position et affirmé leur présence. Ils se maîtrisent l’un l’autre en fournissant du carburant au processus de destruction des ressources humaines, des richesses matérielles et des institutions.
L’actualité en Haïti est un immense poisson d’avril sanglant. Les mauvaises nouvelles sont vraies. Les bonnes nouvelles sont rares. Les solutions sont toutes incomplètes, en retard, imparfaites.
Les politiciens continuent de nous surprendre. Ceux qui hier voulaient faire partie du Conseil présidentiel de transition réclament aujourd’hui son effacement et le pouvoir pour les juges.
Ceux qui hier ne voulaient à aucun prix que le gouvernement sortant les nomme sont les premiers à s’impatienter du retard mis par l’actuel exécutif pour signer le décret attendu.
Le gouvernement qui gouvernait sans gouvernail constitutionnel est le premier qui réclame aujourd’hui l’application de la Constitution.
Nos chers politiciens épuisent tous les arguments pendant que les gangs se rapprochent du pouvoir.
Pendant ce temps les attaques continuent, des institutions s’effondrent, des vies passent, le temps coule.
L’avenir se dissout dans une succession d’impasses. La course au pire bat son plein en Haïti.





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