« Les hommes armés n’occupent pas le bâtiment à proprement parler, mais de temps en temps ils y viennent. L’hôpital est pour eux un champ d’incursion. Ils y font des allers-retours. Il y a de cela 48 heures, l’un de nos employés qui fréquentait les lieux a été abattu. L’hôpital a été transformé en un champ de bataille et parfois, il y a des échanges de tirs entre la police et des hommes armés. C’est la situation qui prévaut à l’hôpital », a affirmé le Dr Jude Milcé. « Heureusement qu’il n’y a pas eu de gros dégâts à l’hôpital jusqu’à présent. Il n’y a pas d’appareils qui ont été enlevés, il n’y a pas eu d’actes de vandalisme. Mais, l’hôpital reste un champ de bataille, non seulement dans l’ancien local, mais également dans les nouveaux locaux de l’institution », a-t-il ajouté.

« Aucune démarche n’est en cours afin de faciliter la réouverture de l’hôpital. J’avais initié une démarche lorsque je m’apprêtais à rouvrir l’hôpital, mais dès qu’il y a eu des dérapages, elles ont été stoppées. Peut-être qu’ils se sont concentrés sur des mesures à prendre pour stériliser les zones avoisinantes. Des efforts ont été entamés parce que les choses se sont plus ou moins calmées. Mais, il n’y a pas de conditions idéales pouvant permettre la réouverture de l’hôpital. Nous n’avons pas de garantie quant au retour d’un climat sécuritaire », regrette le Dr Milcé, rappelant qu’il n’y a plus de malades à l’hôpital général. Depuis le 29 février dernier,  les malades sont partis.