Mirlande, 52 ans, est l'une des heureuses élues admises à la salle d'urgence de l'hôpital universitaire Lapaix, à Delmas 33, ce mardi 16 avril. Corsage crème, jupe bleu marine à fleurs, elle est assise sur un banc avec des tubes de sérum insérés dans ses bras. Cette dame est en train de recevoir ses premiers soins. Diabétique, ses yeux se détériorent à cause de la montée du taux de sucre dans son sang. Sa peau aussi en est affectée, elle nous montre son ventre colonisé par des cloques d'eau laissant paraître des côtes qui témoignent de sa maigreur. Selon elle, son état de santé s’est aggravé parce qu’elle n’a pas pu trouver l'argent pour acheter les médicaments nécessaires pour faire face à son diabète. « Lorsque le taux de sucre a monté, comme je n’ai pas d'argent pour m’acheter les médicaments, j’ai réduit ma portion alimentaire. C’est alors que je suis devenue très faible, je ne peux plus marcher sans l’aide de quelqu’un », a-t-elle expliqué.
Mirlande, ancienne commerçante, est désespérée et a basculé dans la pauvreté lorsque sa maison située à Mariani a été prise en otage par des bandits. Au moment d’en parler, elle éclate en sanglots. « Je suis toujours en train de fuir d’une zone à une autre. D’une maison à une autre », dit-elle.





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