Rares sont les institutions publiques ou privées qui résistent aux assauts des gangs au centre-ville de Port-au-Prince. Dans cette partie du pays, seule la Banque de la République d’Haïti (BRH) tient encore avec un minimum de services. Partant de la rue de la Réunion jusqu’à l’aire du Champ de Mars, seules les institutions occupées par des agents des forces de l’ordre résistent. L’insécurité chasse les bureaux gouvernementaux privant les citoyens des services les plus élémentaires.

L’hôpital de l’université d’État d’Haïti (HUEH), le ministère du Tourisme, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT), le ministère du Commerce et de l’Industrie, la Cour de Cassation, le Cour supérieur des Comptes et du Contentieux administratif (CSC/CA), Théâtre national, le ministère de la Communication, la Commission nationale des Marchés publics (CNMP), la Bibliothèque nationale et le ministère de l’Agriculture des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) sont parmi les institutions de l'administration publique qui sont contraintes de fermer leurs portes.