La situation empire chaque jour davantage. "Nous sommes une région isolée depuis plus de deux ans, a rappelé Astrel Joseph. Les véhicules ne peuvent pas se rendre à Port-au-Prince pour acheter ou vendre les produits du Sud. Les chauffeurs qui réussissent à passer doivent payer un droit de passage aux gangs. La situation des commerçants et des consommateurs devient de plus en plus difficile. Si les commerçants ne prenaient pas le risque de passer par Martissant et de payer les bandits pour livrer des marchandises dans le Sud, on ne sait pas ce qui pourrait arriver aux habitants du grand Sud car il n'y a pas de port. Depuis plus de trois ans, le port de Miragôane est sous embargo, bien que l'on n'en parle pas", a-t-il détaillé à l'émission ''Panel Magik'', le mardi 30 avril 2024.
Parmi les conséquences du blocage de l'entrée sud de la capitale, les prix des produits de première nécessité augmentent, et l'inflation dans cette région dépasse celle du reste du pays. "Un sac de ciment se vend entre 1 400 et 1 475 gourdes, le prix d'un gallon de diesel est passé de 149 gourdes sous la présidence de Jovenel Moïse à 725 gourdes aujourd'hui... le prix de l'essence a explosé", s'est plaint l'entrepreneur. Le service public fonctionne grâce à la collaboration d'organisations communautaires, d'entrepreneurs qui peuvent fournir une contribution de la chambre de commerce, d'ONG ou d'associations, a indiqué M. Joseph.






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