D'entrée de jeu, l’inspecteur  Léonel Joseph a souligné lors de cette conférence que la prison civile de Port-de-Paix n’a pas été attaquée par des bandits armés. "L’incident est survenu à la cellule 2, il a été bien planifié. L'un des prisonniers a fait semblant d'être malade et les autres prisonniers ont alerté les responsables de la prison. Ceux qui travaillaient de nuit sont allés le récupérer ; après s’être fait soigner, ils lui ont demandé de regagner sa cellule, il a refusé. De là est née une lutte pour le forcer à rentrer dans sa cellule. Les autres détenus ont profité de cette situation pour forcer la porte de la cellule. Dans cette confusion, à peu près 8 prisonniers ont eu le temps de s’échapper, 4 ont été mortellement blessés et 25 autres prisonniers sont restés dans la cellule", a-t-il raconté.

Le substitut du commissaire du gouvernement, Jeir Pierre, a fait résonner un autre son de cloche. En apprenant la nouvelle de l’évasion, il dit s’être rendu sur place pour recueillir des informations. Après avoir interrogé les responsables de la prison qui étaient présents sur les lieux, il a conclu que l’évasion de la prison était due à une "négligence professionnelle". "Il n’y avait pas eu d'attaque armée contre la prison, le responsable m’a fait comprendre qu'on lui a dit qu'un des détenus avait un malaise. Face à cela, il devait appeler le responsable de la santé de la prison puis chercher des renforts afin de soutenir la personne en question. Mais le responsable s’est rendu seul à la cellule pour l’ouvrir. L'un des prisonniers munis d'un pic l'a menacé, puis les autres prisonniers en ont profité pour s’évader", a-t-il raconté lors de son intervention à l'émission Panel Magik le samedi 4 mai.