La crise précoce au sein du Conseil présidentiel de transition ne surprend personne. C’est le contraire qui aurait étonné. Les indications de l’existence d’une bataille rangée pour le pouvoir sont aujourd’hui évidentes. L’avenir immédiat sera juge de l’efficacité ou non des stratagèmes pour garder en vie le CPT qui se trouve face à deux issues: tenir des négociations internes avec plus de souplesse, d’ouverture ou risquer l’effondrement précoce. Si le CPT n’implose pas, survit à cette première, il est attendu à d’autres tournant. Le timing du retrait du CPT pour les perdants. Et, le plus important, le fonctionnement normal du gouvernement, sans injonction ni interférence de conseillers présidentiels qui se voient en ayant droit dans des domaines spécifiques. Comme si un diplôme ou une pratique professionnelle quelconque confère une capacité à décider, à agir, à orienter des politiques publiques. Le montage du CEP révélera d’autres vérités. Comme la possible confirmation de l’extrême difficulté que des compétiteurs féroces ayant des contentieux non vidés ne se transforment en partenaires consciencieux qui agissent de bonne foi pour que se tiennent des élections honnêtes.
Pour certains, quoiqu’on en dise, les germes de la prochaine crise électorale sont plantés dans le montage du CPT. Mais compte tenu des enjeux, se pose au peuple et aux co-géniteurs de cette gouvernance, une question essentielle. Combien de temps sommes-nous disposés à accorder au jeu du même et des conséquences certaines pour le pays ? Le temps ne devrait être ni à l’improvisation ni à la consolidation du pire par la Caricom et les Américains. Ici, beaucoup de gens sont convaincus que la pâte dont est faite beaucoup de nos politiciens est mauvaise. Ils ont été les contemporains des « criseurs », des casseurs d’un reste d’Etat, de l’action des artisans du chaos, des anarchistes et de détrousseurs du trésor public qui se baladent avec un brevet d’impunité en poche.





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