Selon l’OIM, ces migrants sont retournés après avoir vécu plusieurs mois, voire des années en dehors d'Haïti. Ils sont donc confrontés aux difficultés de réintégration dans leurs communautés. “Les conditions sécuritaires et socio-économiques en Haïti rendent en outre cette réintégration encore plus délicate. Ainsi, même après avoir refoulés dans le pays, de nombreuses personnes se lancent à nouveau, parfois à plusieurs reprises, dans des parcours de migration irrégulière, à la recherche d'une vie meilleure hors d'Haïti”, a indiqué le rapport.

Parmi les pays concernés par cette vague de déportations des Haïtiens en 2023, la République dominicaine se trouve en tête de liste avec 208 169 migrants déportés, soit 96%. Viennent ensuite Turks et Caïques, 3 338; Bahamas, 2 021; États-Unis, 1 862; Cuba, 751; Turquie, 463; Jamaïque, 73.