"Plus de 60% des bureaux de transfert dans le pays ont fermé leurs portes depuis un certain temps", a déclaré le président de l' Union nationale des sous-agents de transferts d'Haiti (UNATAH), Renel Pierre, dans une interview accordée au journal le mercredi 5 juin. Les raisons avancées pour expliquer cette fermeture est le manque de liquidités auquel font face de nombreux bureaux de transfert à travers le pays, selon le responsable de l'UNATAH. " Les banques commerciales refusent d'accorder plus de 50 000 gourdes aux sous-agents, propriétaires de ces bureaux de transfert. Dans certaines villes de province, les banques limitent le retrait des sous-agents à 25 000 gourdes par jour", a-t-il déploré.

Cette nouvelle réalité n'est pas seulement préjudiciable aux sous-agents des maisons de transferts, mais aussi aux bénéficiaires des transferts d'argent de la diaspora. Ces derniers, pour la plupart, acceptent souvent de monnayer des tierces personnes, voire même des employés de bureaux de transfert pour éviter de faire la queue dans de longues files d'attente quand ils veulent recevoir leur argent. Dans d'autres cas, les bénéficiaires  acceptent de recevoir leurs transferts par tranches puisque les bureaux ne sont pas en mesure de payer l'intégralité des transferts.