Ariel Henry, qui avait sollicité le premier l’envoi de cette force étrangère en Haïti, constate à distance la concrétisation de sa demande. Dans une correspondance adressée le 9 octobre 2022 à António Guterres, secrétaire général de l’ONU, l’ancien chef du gouvernement déchu avait dit « appeler au nom du peuple haïtien à la solidarité agissante des pays amis d'Haïti qui ont la capacité de déployer sans délai une force spécialisée armée internationale pour faire face à la crise humanitaire, notamment en assurant la libre circulation de l'eau, du carburant, de la nourriture et des fournitures médicales depuis les principaux ports et aéroports jusqu'aux communautés et aux établissements de soins. »

Dans sa correspondance au secrétaire général de l’ONU, Ariel Henry avait affirmé que « la violence des gangs a provoqué des pénuries de certains produits alimentaires de base. Les activités sont pratiquement à l'arrêt et l'économie du pays est asphyxiée.