La visite de l’importance délégation conduite par l’ambassadeur des États-Unis à l'ONU, lundi 22 juillet 2024, marquera-t-elle un tournant dans la conduite de la transition CPT-PM ou s’inscrit-elle déjà dans la longue suite de rencontres de courtoisie entre les deux pays?
Le premier ministre Garry Conille avait été à Washington et à l’ONU. L’ONU et Washington sont venus en Haïti ce lundi avec l’ambassadeur Linda Thomas-Greenfield.
Peut-on, doit-on s’attendre à plus ?
Pour le moment, les annonces faites à l’issue du séjour de quelques heures de la délégation rentrent dans le cadre du déjà vu habituel. Les Américains appuient un gouvernement haïtien suffisamment pour qu’il ne coule pas mais pas assez pour commencer à résoudre les problèmes du pays. Donner un poisson ou apprendre à pêcher…
60 millions de dollars pour la USAID, c’est peu. Il en faudrait 600 millions pour que l’aide soit significative.
Des promesses de nouveaux véhicules blindés, c’est bien. Mais il faut que l’entretien de ceux déjà sur le terrain soit assuré.
L’appui renouvelé chaque semaine à la Mission Multinationale d’Appui à la Sécurité, est un rappel utile. Il doit être suivi d’avancées sur le front sécuritaire.
Pour les observateurs, il est à espérer qu’à huis clos des messages ont été transmis au Conseil Présidentiel de Transition et au premier ministre.
Les deux branches de l’exécutif ont besoin tout à la fois d’être rassuré et d’être encouragé à faire mieux.
Après l’expérience Ariel Henry on sait que l’appui américain à l’effet pervers de porter les autorités haïtiennes à se croire sur la bonne route même quand la vitesse et leur dextérité à conduire les affaires de l’Etat au profit de la population laissent à désirer.
L’appui américain doit servir de catalyseur, pas d’anesthésiant. Le pays a déjà assez souffert du règne de l’immobilisme du gouvernement précédent.
Les semaines passent. Au travail Messieurs !!!





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