Les individus armés sont partout. Sur la route principale comme dans les rues adjacentes, ils circulent de jour comme de nuit. Ils assurent la circulation des véhicules et des gens. Présents dans les marchés publics, ils rançonnent les commerçants qui gardent encore leurs boutiques et dépôts ouverts. À Carrefour, les bandits ont le contrôle de tout. Dans cette commune très peuplée limitrophe de Port-au-Prince, les structures étatiques sont quasiment inexistantes. 

« À chaque coin de rue, un groupe de bandits lourdement armés s’installe et monte la garde au quotidien. C’est ainsi depuis l’attaque du commissariat de police communément appelé Oméga en février dernier. Leur présence devient presque normale », raconte au Nouvelliste un habitant de Carrefour.