Épinglés dans le rapport d’enquête de l’Unité de lutte contre la corruption pour leur implication dans le scandale de la BNC, les conseillers présidentiels Louis Gérald Gilles et Emmanuel Vertilaire affirment au journal Le Nouvelliste qu’ils ne comptent pas démissionner pour autant, alors qu'ils répondaient aux questions du journal par téléphone, jeudi 3 octobre 2024.  

Dans son rapport d’enquête sur le dossier des 100 millions de gourdes de la BNC, l’ULCC soutient qu’il y a lieu de poursuivre les conseillers Louis Gérald Gilles, Emmanuel Vertilaire et Smith Augustin pour abus de fonction, versement de pot-de-vin et corruption passive. Interrogé par Le Nouvelliste sur le document, M. Gilles a affirmé : « Je tiens à féliciter le directeur de l’ULCC pour ce rapport administratif, car, effectivement, ce rapport est vide. »

« Je pense que ce rapport est avant tout un document politique biaisé, mal construit et orchestré par certains secteurs qui cherchent à s’accaparer du pouvoir. Ce rapport est le reflet d’un totalitarisme grimaçant qui frappe à nos portes, menaçant nos institutions et nos valeurs démocratiques », a tempêté Louis Gérald Gilles, accusé de corruption.