Un discours qui met tout le monde d’accord
Le citoyen Pierre Antoine Louis, diplomate de métier, a été reçu sur les plateaux de télévision de Métropole le lundi 30 septembre 2024, dont la prestation est si éclairante qu’elle nous inspire le présent papier. Le diplomate de carrière a brièvement dressé un tableau panoramique de la Mission multinationale de sécurité en Haïti (MMAS) qui n’est toujours pas complètement déployée, dont il voit une machine grippée, immobilisée par rapport au mandat de sécurité pour lequel elle a été appelée. Il a aussi évoqué le problème de financement et de logistique comme étant responsable du surplace de la MMAS. Selon le diplomate Pierre Antoine Louis, la Résolution 2751, présentée par les États-Unis et l’Équateur, se propose de changer la nature de la mission qui passerait de la mission d’appui à la mission de maintien de la paix ; ce qui aurait engagé les États membres à financer ladite mission onusienne. Mais la Russie et la Chine populaire se sont opposé et ont opté pour le maintien de la mission dans sa nature initiale. Washington et Quito devaient se contenter du vote en faveur de la MMAS, qui commence à courir du 30 septembre 2024 au 2 octobre 2025 selon la décision adoptée au cours des travaux de la 79e Assemblé générale de l’ONU.
Interrogé sur le barnum diplomatique qui a entouré la délégation haïtienne, auquel certains médias haïtiens et des médias en ligne dits réseaux sociaux ont fait une saga brouillonne et/ou bric-à-brac, Monsieur Pierre Antoine Louis affirme que le discours du président Edgard Leblanc Fils balaie d’un trait tout ce qui a été dit antérieurement – cafouillage diplomatique selon son propre mot. Ce qui revient à dire les auteurs des déclarations hâtives et malfamées doivent peut-être songer à rétropédaler et à se rapprocher de la raison. Certes, la demande de réparation et restitution de la dette de l’Indépendance n’est pas nouvelle, mais l’actuel président du Conseil présidentiel semble lui donner de la vigueur ; il la revigore et la renforce dans le contexte actuel. En cela aussi celles et ceux qui avaient à dessein occulté l’initiative aristidienne, doivent enfin embrasser la cause nationale. Le président Jean-Bertrand Aristide formula et demanda des réparations financières à la France, le 7 avril 2003. Applaudissons son courage.





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