Ces derniers temps, comme cela a toujours été le cas, différentes élections sont venues nous rappeler que les urnes accouchent souvent de surprises, d’inattendus, de résultats désespérants ou joyeux.
En Haïti comme ailleurs, comité de classe ou élection d'un pape, rien n’est acquis entre le dépôt du bulletin et la proclamation des résultats.
Il y a de cela quelques mois, coup sur coup, des élections européennes puis des élections législatives anticipées en France ont eu des résultats qui ont déplu à tous les grands blocs.
La semaine prochaine, personne ne peut dire qui remportera les élections américaines. À la présidence, au Sénat comme à la Chambre des représentants, la lutte est serrée. Un nez à nez. Pour les uns et pour les autres, heureuses surprises et soupe à la grimace seront au menu.
Aujourd’hui, c’est le Ballon d’or qui fait douter de la sincérité du processus électoral pour désigner les meilleurs joueurs, équipes et entraîneurs dans le sport le plus aimé au monde, le football.
Les pronostics ont été battus en brèches. Le monde du football analysera et dénoncera pendant des années le palmarès du jour, particulièrement le Ballon d’or remporté par le joueur de Manchester City, Rodri, au détriment de celui du Real Madrid, Vinicius.
Les explications comme les théories du complot, les arguments rationnels comme les arguties passionnées, rien ne changera les résultats du vote; mais, qu’importe, chacun voulait, veut, voudra que son joueur préféré gagne.
Les élections sont un processus complexe et aléatoire que les enjeux ou le fait des organisateurs ou des participants peuvent fausser. La seule solution est de se battre jusqu’au bout pour gagner et si on perd de se remettre à l’ouvrage pour remporter la prochaine joute.
Il faut gagner avec le panache et perdre avec élégance. Certains oublient cette règle un peu trop souvent et nourrissent les contestations.
Vinicius a eu les mots justes ce lundi 28 octobre 2024 : « J’en ferai dix fois plus s’il le faut. Ils ne sont pas prêts ».
Messi et Cristiano avant lui avaient compris qu’il ne sert à rien de se plaindre d’une élection perdue, l’important est de tout faire pour remporter la prochaine.
Oui, l’attribution du Ballon d’or se fait par élection. Et comme pour toute élection l’issue est incertaine. Jusqu’à l’attribution du prochain Ballon d'or.
Vive le football, vive la passion des fanatiques et à l’année prochaine.





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