Alors que le Boeing 777-300 amorce sa descente sur la piste de l’aéroport Taiwan-Taoyuan, des gratte-ciel lumineux émergent, au milieu de quelques rizières. À l’atterrissage, je file à toute vitesse vers les douanes. Pour la première fois depuis que je voyage, mon passeport haïtien, souvent timide face aux portails du monde, a franchi les portes de cette île sans le fardeau d’un visa. Le roi n’est pas mon cousin. Même l'écrasante victoire du FC Barcelone contre mon Real Madrid adoré que j'apprends à ma descente d'avion ne saurait m’empêcher de savourer cet instant de plaisir.

Arrivé à l’hôtel « Howard Plaza », après avoir déposé mes bagages, je fais mes premiers pas dans la cuisine taïwanaise dans un déjeuner buffet. Je goûte un peu de tout. Dan bing, nouilles, porridge, galettes de riz, boulettes de porc, soupe, ou encore omelette. 60 minutes de pur bonheur, agrémenté par la grande courtoisie des employés de l’hôtel. Durant tout le séjour, je me suis imprégné de la culture métissée de l’île à travers chaque repas. En effet, la cuisine taïwanaise est une mosaïque, un carrefour de toutes les techniques, et de tous les goûts, transmis de génération en génération.