Après la transition inutile conduite par le premier ministre Ariel Henry qui n’a pu tenir aucune de ses promesses, le pays vit au rythme de la transition inutile CPT-PM.
Comme au temps d’Ariel Henry, rien de ce qui préoccupe les deux branches de l’exécutif CPT-PM ne concerne les problèmes de la population haïtienne.
Les jours, les semaines et les mois passent. Si la tendance se maintient, le 7 février 2026 il n’y aura ni nouveaux élus ni nouvelle constitution.
Pas besoin d’être devin pour constater que les membres du Conseil Présidentiel de Transition se sont trompés de modèle d’exécutif. Ils ne sont pas des élus ni n’ont réalisé de coup d’Etat. Ils sont au pouvoir mais n’ont pas tous les pouvoirs.
Du côté du premier ministre, il y a aussi erreur sur le poste. Garry Conille ne remplace pas Ariel Henry qui était un monarque avec un pouvoir absolu. Il est un premier ministre avec un Conseil qui l’a choisi et qui est au-dessus de lui. En tout état de cause, il a des comptes à rendre.
Alors que depuis des semaines tout est bloqué, en dépit de la succession de réunions entre le CPT et le premier ministre, toutes sortes de rumeurs courent les rues.
La population s’attend à un coup de force, à un coup d’Etat ou à un coup de théâtre avec la même indifférence.
Les acteurs politiques haïtiens, les églises, la société civile, le secteur privé et les pays amis d’Haïti ont inventé une formule de gouvernance qui ne fonctionne pas et ouvre la voie à des malentendus de tous ordres. Il est temps de le reconnaître et de changer ce qu’il faut changer. Au point où nous en sommes, nous ne risquons rien, bien au contraire.





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