Avec le Premier ministre Didier Fils-Aimé, le pays entame l'acte 3 de la transition post-Jovenel Moïse. Les actes 1 et 2 conduits respectivement par les Drs Ariel Henry et Garry Conille se résument en perte de temps, d'énergie, d'argent et une explosion de la violence. L'agrandissement des espaces occupés par les gangs dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et dans certaines villes de province illustre l'échec de l'administration Henry et de celle CPT/Conille.

Si la communauté internationale sur fond de blocage du pays par les gangs s'était débarrassée d'Ariel Henry, le CPT par un coup de force a mis Garry Conille hors jeu. On ignore le rôle que la communauté internationale a joué dans la révocation de celui qui a été présenté comme son poulain et dans la nomination de son successeur. Ce qui est certain, Didier Fils-Aimé a été nommé et installé avec célérité à la primature. Il est le 3e chef de gouvernement de cette transition initiée au lendemain de l'assassinat de Jovenel Moïse en juillet 2021.