Alix Didier Fils-Aimé, choisi  comme premier ministre par le Conseil Présidentiel de Transition depuis le 8 novembre 2024, se fait rare.

Si on a vu le nouveau chef de gouvernement lors de son installation, lors de l’installation de son gouvernement ou à l’occasion de la prise de fonction de plusieurs de ses ministres, il ne se montre pas plus.

Plusieurs observateurs se réjouissent que le premier ministre Fils-Aimé ne sature pas les réseaux sociaux de photos, vidéos et présence quotidienne comme son prédécesseur Garry Conille. Ils remarquent cependant que le nouveau PM n’est nulle part.

Arrivé chef de gouvernement sans avoir occupé aucun poste dans la fonction publique, PM ADFA est-il en train de faire connaissance avec l’administration dont il a la charge ?

N’ayant jamais été ni un élu ni un acteur politique de premier plan, est-il en train de faire connaissance avec le monde politique haïtien ?

N’ayant pas servi le pays à l’extérieur, le nouveau patron de la primature est-il engagé à décortiquer les méandres des relations internationales dans un pays où le poids de la communauté internationale est certain ?

Dans les jours à venir allons-nous avoir une grande déclaration du premier ministre sur la sécurité ? Sur le redressement économique, lui qui a été président de la Chambre de Commerce et d’Industrie, ou sur le rétrécissement de la région métropolitaine ?

Alix Didier Fils-Aimé fera-t-il entendre sa voix sur la préparation des prochaines élections ? Sur le Conseil électoral provisoire incomplet ? Sur la préparation de l’avant projet de constitution ?

Le PM a-t-il compris que ne pas faire de vague est la meilleure stratégie pour durer au pouvoir alors que l’Etat est incapable d’exercer correctement la plénitude de ses pouvoirs régaliens ?

On ne sait pas.

Il n’y a ni agenda ni obligation pour les chefs de gouvernement dans la période particulière que vit le pays depuis des années. Il n’y a ni  parlement ni lois claires pour donner le tempo et toutes les oppositions sont dissoutes dans le pouvoir, même si d’aucuns s’en défendent.

Reste la question : où est passé le premier ministre ?