On l’a découvert grâce à ses articles dans la presse haïtienne. Particulièrement dans Le Petit Samedi Soir, célèbre hebdomadaire du temps de la dictature, ou dans Le Nouvelliste.
Puis, il y a eu l’auteur de Comment faire l’amour avec un Nègre sans se fatiguer, son premier succès littéraire, et sa période d’animateur culturel au Canada.
Au fil des années, la plume, la voix et les accomplissements de Dany Laferrière ont marqué le paysage culturel haïtien. Le plus absent des écrivains s’est toujours arrangé pour avoir une présence dans le cœur de tous les Haïtiens. Une déclaration de temps à autre, des visites régulières, une inscription permanente dans notre soif d’être fiers.
Oui, Dany Laferrière est de ceux qui alimentent la fierté haïtienne et, plus que d’autres, il y parvient, année après année, depuis plus de trente ans. Un record.
Quand ce n’est pas un ouvrage à succès, c’est un prix littéraire. Quand ce n’est pas une statue à son effigie, c’est l’Académie française qui l’immortalise. Quand ce n’est pas Petit-Goâve, sa ville natale, qui cherche maladroitement à l’honorer, c’est le Canada, sa deuxième patrie, qui émet un timbre-poste avec son image pour lui rendre hommage.
Encore une fois, Dany, en plein troubles en Haïti, récolte un honneur que chaque Haïtien peut partager, s’approprier ou se réjouir.
Il y avait les ouvrages de Dany Laferrière qui permettaient à chacun de voyager sans se déplacer, maintenant il y a les timbres-poste avec l’image de Dany qui vont faire voyager les mots des uns et des autres, lettre par lettre.





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