Il y a deux jours, des sources au sein du Conseil Présidentiel de Transition ont confirmé pour Le Nouvelliste qu’il n’y aura pas de changement au sein du CPT, contrairement à ce que rapportaient des rumeurs insistantes.
Après des réunions et devant l’inexistence d’un cadre légal qui indiquerait quoi faire pour expulser un conseiller, le CPT a décidé de garder tous ses membres, y compris ceux indexés dans le scandale de corruption présumée dit affaire BNC-ULCC.
Il faut dire que ces derniers refusent de démissionner en dépit des pressions diverses, d’acteurs locaux et internationaux, que reçoit le Conseil.
Les conseillers accusés expliquent qu’ils attendent le verdict de la justice tout en refusant de se présenter devant le juge d’instruction qui a le dossier.
Ce lundi 2 décembre 2024, il y a un revirement dans l’affaire. Après les invitations à le rencontrer, le juge d’instruction a lancé des mandats de comparution à l’encontre des trois conseillers.
Allons-nous assister à un bras de fer inédit entre la justice et l’exécutif ? Après avoir accepté de se rendre devant la commission d’enquête de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), les conseillers peuvent-ils maintenant se retrancher derrière leur statut présidentiel pour faire obstacle à la machine judiciaire ?
Le pays qui ne tourne pas rond à cause de la crise sécuritaire et de la faiblesse de la gouvernance peut-il se payer une nouvelle crise de pouvoir ?
Le compliqué attelage du Conseil Présidentiel de Transition vit des jours difficiles. Les secteurs dénoncent leur représentant. Les représentants se mettent au-dessus des lois. Le pays peine à trouver le meilleur chemin.





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