Ce ne sont pas les emplois les mieux rémunérés du pays. Il étaient cependant, jusqu’à récemment, parmi les plus nombreux des emplois réguliers offerts par le secteur privé.

Avec la crise sécuritaire, à Carrefour, Digneron, Port-au-Prince ou Caracol, des parcs industriels ferment, sont vandalisés ou sont obligés de licencier une bonne partie de leur personnel.

Le parc industriel CODEVI, situé à cheval entre Haïti et la République dominicaine, et qui bénéficie des meilleurs avantages des deux pays, n’est pas à l’abri des turbulences. Longtemps premier employeur du secteur, CODEVI qui accueillait 22 000 personnes est réduit à 15 000 salariés, a expliqué sur Magik 9, Georges Sassine de l’Association des Industries d’Haïti, mercredi 4 décembre 2024.

Le Parc industriel de Caracol, dernier né des grands projets financés par la communauté internationale en Haïti et l’une des rares réalisations de l’après séisme du 12 janvier 2010, est en train de perdre sa raison d’être.

Les ambitions d’y faire travailler vingt mille ouvriers dans le secteur de la sous-traitance n’ont jamais été atteintes. Mais, nous sommes aujourd’hui loin des dix-sept mille emplois des meilleurs jours du parc.

Le Parc industriel de Caracol qui accueillait 17 000 employés est réduit à 700 travailleurs, a souligné M. Sassine, précisant que cette chute de l’emploi est causée par le départ d'investisseurs en raison de la baisse des commandes.

Haïti a perdu de son attractivité et les emplois disparaissent. Les statistiques existent pour le secteur de la sous-traitance mais la situation est similaire partout ailleurs. Dans le commerce, les services et l’industrie. Dans les emplois directs et indirects, salaires et revenus disparaissent.