« Une dépense publique efficace, c’est quand les ressources sont utilisées de manière optimale et efficience. Donc, il ne suffit pas d’avoir des dépenses efficaces mais elles doivent être aussi efficientes. Est-ce que les dépenses réduisent les inégalités ? Produisent-elles des résultats favorisant le développement et la croissance ? Haïti est le pays le plus pauvre de l’Amérique, l’une des raisons expliquant cet état de pauvreté est la corruption », a soutenu Régine Minos, représentante du directeur général de la Direction générale du Budget (DGB) à ce colloque, soulignant que le rôle des dépenses publiques consiste à maintenir le bien-être social en minimisant les inefficacités et le gaspillage.
La représentante de la DGB a identifié la corruption, le gaspillage, la mauvaise allocation, le sous-investissement et le retard comme étant les obstacles à l’efficacité des dépenses publiques. Madame Régine Minos a présenté les différentes catégories de dépenses prévues dans le budget 2024-2025. « Le montant des 324 milliards de gourdes est ainsi ventilé : les dépenses d’immobilisation 19%, les dépenses de biens et services 12%, les dépenses de personnel 29%, les dépenses du service de la dette 7%, d’autres dépenses publiques 21% », a- t-elle rapporté, précisant que le résultat attendu est la croissance et le bien-être de la population haïtienne, se demandant si ce résultat sera atteint.






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